Je vous prie de m’excuser

31 janvier at 3:43 (écrire)

Prise dans un tourbillon de petites quotidienneries et de projets plus ou moins réalistes, tout cela m’accaparant jusqu’au sommeil, j’ai délaissé cet endroit, et m’en suis détournée.

Pour renaître ailleurs – en me promettant, cette fois, de tenir la longueur. Je n’ai tout simplement pas pensé à en parler ici, ne sachant pas que le blog avait déjà quelques lecteurs … quelle surprise en y revenant !

La suite est donc ici (et bientôt le début y sera transvasé …)

Un merci sincère pour vos commentaires, ils m’ont réchauffée.

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J’écris

2 janvier at 3:59 (écrire)

… enfin, j’essaie.
Depuis longtemps je tourne autour de l’idée d’écrire de la fiction, sans oser m’y frotter. Ai-je suffisamment à dire pour m’offrir le luxe de me retrancher dans ma bulle, de passer des heures à griffonner, à choisir tel mot plutôt que l’autre, à donner une importance incommensurable à ce qui sort de mon imagination ? Puis-je m’accorder ce droit-là, cet orgueil ?

Seulement, pour mégalo que cela me semble, il n’y a qu’un moyen de savoir si je peux écrire : écrire.

Alors, hier, j’ai ouvert les vannes, et j’ai commencé à imaginer. Et, d’eux-mêmes, sans effort, sans que je sache qu’ils vivaient déjà en moi, des personnages ont commencé à se faire voir, à se faire entendre.
Il y a ceux qui m’ont presque déjà tout dit, ou qui font comme si ; ils occupent l’espace, la parole. Ils ont déjà un prénom, une histoire, un timbre de voix. Les yeux fermés je les devine presque.
Il y a ceux qui, discrets, se tiennent encore dans l’ombre, le temps de finir de se parer. je n’en vois qu’une esquisse, un mouvement, du coin de l’oeil, mais ils sont là, furtifs, présents pourtant.
Il y en a une qui n’est que voix, et silence.

Les premières graines plantées en cette nouvelle année. A cultiver …
Que l’année 2007 soit propice à vos propres plantations.

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Je prends une résolution

31 décembre at 8:27 (vivre)

Une seule, mais je vais m’y tenir.

Conquérir ma joie. *

Ce qui ne veut pas dire qu’ici on se marrera tous les jours non plus, hein. il faut bien qu’exutoire il y ait.

*(D’après la belle phrase de Gide)

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Je fatigue

26 décembre at 11:09 (aimer, se souvenir)

Oui, on s’aimait, non, on ne s’aime plus, non, je ne regrette pas de l’avoir aimé, ni de l’avoir quitté, oui, je suis heureuse de ce que nous avons vécu, oui, j’ai de la chance.

Mais il me semble que j’ai le droit, aussi, d’avoir du chagrin. De tout ce que nous avions espéré, rêvé, esquissé, et qui ne sera pas.

Pourquoi vouloir que tout soit univoque ?

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Je me manque

26 décembre at 6:43 (aimer)

quand il n’est pas là*

Je n’aspire à rien qu’à être dans ses bras, retrouver sa peau, mêler mon souffle au sien. Samedi prochain …

Je guette la sonnerie de mon portable, je me retiens de l’appeler. Non par orgueil, mais pour ne pas l’envahir.

De la dépendance, disent les Unes. Mais les Unes ont peur de la dépendance, au point de tenir les amours à distance. Ce qui ne veut pas dire qu’elles aient tort.

Je ne cherche pas à me prouver que je peux vivre sans lui, je le sais. Je l’ai fait, longtemps, et ma vie était belle. Elle l’est davantage aujourd’hui, parce que je sais qu’il existe ; mais cet amour-là tente d’échapper à la possessivité.

Il n’est pas à moi, il n’est pas mon coeur, mon autre ; pas mon double.  Il faut que j’apprenne à ne pas vouloir être le sien.

(*cette jolie formule n’est pas de moi)

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J’explique

25 décembre at 6:25 (écrire, vivre)

Qu’on me permette ici à la fois de parler et de me taire. On peut tellement bavarder sans se confier, tellement avouer en quelques mots.

Si je dis ici que je vis à Strasbourg ou à Toulouse, qui j’aime et qui je fuis, combien de frères m’ont manqué, mon prénom, je ne saurai plus rien dire d’autre.

C’est dans le noir qu’on se dévoile. Votre ignorance est un cadeau que je me fais.

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J’éclos …

24 décembre at 5:07 (écrire)

Pourquoi cela ?

Recréer un espace qui soit mien, discrètement, sans chercher à être lue, juste pour le plaisir de scribouiller. Ne donner cette adresse à personne, pour retrouver cette liberté de tout dire sans inquiéter personne.

 

Il convient de se présenter quand on débute un blog.

Hier le givre a cristallisé les arbres en blanc. Il y avait dans la maison de mon enfance l’odeur du pain aux noix et des bredele. Quelques minutes de courses, le matin, dans le bois, l’air froid dans mes poumons, le chien qui me précedait de plusieurs lieues. La visite d’une amie d’enfance qui m’accompagne encore aujourd’hui. La douceur un peu amère d’être ici, qui fut mon chez moi et ne l’est plus, ne le sera plus.

Et puis tout à l’heure, ce sera la veillée de Noël, des gens que j’aime autour de la table, et constater combien peu nous savons prendre soin les uns des autres, combien nous sommes impuissants devant le temps qui efface les souvenirs de mon grand-père sans lui en créer d’autres, la politesse de mes cousins d’être toujours gais.

 

J’ai vingt-cinq ans depuis quelques mois, j’ai enfin compris que l’enfance ne nous quittait jamais vraiment. Que l’humanité est une conquête.
Que la vie est belle, juste parce qu’elle est.

Qu’il est peut-être temps de ne plus être la fille au sourire triste.

Ici, je m’appelle Selena. Bienvenue.

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