Je vous prie de m’excuser
Prise dans un tourbillon de petites quotidienneries et de projets plus ou moins réalistes, tout cela m’accaparant jusqu’au sommeil, j’ai délaissé cet endroit, et m’en suis détournée.
Pour renaître ailleurs – en me promettant, cette fois, de tenir la longueur. Je n’ai tout simplement pas pensé à en parler ici, ne sachant pas que le blog avait déjà quelques lecteurs … quelle surprise en y revenant !
La suite est donc ici (et bientôt le début y sera transvasé …)
Un merci sincère pour vos commentaires, ils m’ont réchauffée.
J’écris
… enfin, j’essaie.
Depuis longtemps je tourne autour de l’idée d’écrire de la fiction, sans oser m’y frotter. Ai-je suffisamment à dire pour m’offrir le luxe de me retrancher dans ma bulle, de passer des heures à griffonner, à choisir tel mot plutôt que l’autre, à donner une importance incommensurable à ce qui sort de mon imagination ? Puis-je m’accorder ce droit-là, cet orgueil ?
Seulement, pour mégalo que cela me semble, il n’y a qu’un moyen de savoir si je peux écrire : écrire.
Alors, hier, j’ai ouvert les vannes, et j’ai commencé à imaginer. Et, d’eux-mêmes, sans effort, sans que je sache qu’ils vivaient déjà en moi, des personnages ont commencé à se faire voir, à se faire entendre.
Il y a ceux qui m’ont presque déjà tout dit, ou qui font comme si ; ils occupent l’espace, la parole. Ils ont déjà un prénom, une histoire, un timbre de voix. Les yeux fermés je les devine presque.
Il y a ceux qui, discrets, se tiennent encore dans l’ombre, le temps de finir de se parer. je n’en vois qu’une esquisse, un mouvement, du coin de l’oeil, mais ils sont là, furtifs, présents pourtant.
Il y en a une qui n’est que voix, et silence.
Les premières graines plantées en cette nouvelle année. A cultiver …
Que l’année 2007 soit propice à vos propres plantations.